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A propos de l’Inipi, la cabane de sudation

ou "Hutte à Sudation", "Sweat Lodge", "Sauna Amérindien"

mai 2004, par Le recours aux forêts

Les origines se perdent dans la préhistoire. En langue lakota, inipi signifie "naître encore" : dans l’inipi, enveloppé par la vapeur purificatrice du rite, l’individu renaît à une conscience nouvelle, à une lucidité nouvelle quant à son rôle et à son destin.

L’Inipi est la "Sweat lodge" ou loge à transpirer, le rite le plus ancien des Natifs d’Amérique, commun à toutes les tribus (il s’agit en effet de l’une des traditions les plus répandues chez les Amérindiens, que l’on retrouve pratiquement partout en Amérique du Nord). La "Sweat Lodge" est construite sur un modèle rituel bien défini, selon les usages des Indiens Lakota.

L’armature de saule ou de noisetier sera recouverte de matières quasi étanches. Seule une ouverture tournée vers l’ouest va subsister. Cette porte sera soigneusement refermée au début de la cérémonie.

Un foyer creusé au centre sera rempli de pierres chauffées à l’extérieur dans un brasier construit lui aussi selon des normes rituelles Indiennes.

Le bûcher qui va devenir le brasier est relié à hutte par un chemin d’environ 6 mètres. Une fois le feu allumé, personne d’autre que l’officiant et le "gardien du feu" ne peuvent traverser ce chemin afin que personne ne vienne "souiller" le flux énergétique créé entre le feu et la hutte.
Les participants entrent dans la hutte et vont s’asseoir près de l’officiant, en rampant, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Les pierres sont tout d’abord chauffées sur un feu à l’extérieur de la hutte, puis introduites à l’intérieur. Les pierres rougies au feu sont alors apportées dans le trou central par le "gardien du feu". Tous sont maintenant installés, dans le noir. L’officiant commence alors à jeter de l’eau sur les pierres incandescentes, produisant une vapeur brûlante. Il y a quatre phases dans la cérémonie qui prennent fin, chacune, avec l’ouverture d’une porte. Chaque fois que l’officiant ouvre la porte, il dit : "mitakoye oyasin" c’est-à-dire "toute ma famille", "avec tous les miens", ce qui englobe tous les humains, animaux, minéraux, végétaux, tout ce que le "Grand Esprit" a créé.

Dans les cérémonies indiennes, il arrive que l’officiant fasse circuler le calumet "pipe sacrée", de l’un à l’autre, dans la hutte (le calumet sanctifie et apporte la fraternité).

Tout au long des quatre portes, il arrive également que l’officiant chante des chants Indiens accompagné de son tambour, ou d’autres instruments sacrés.

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