Le recours aux forêts

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Ma maison dans la Forêt

dimanche 11 janvier 2009, par Martine Schnoering

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Juillet 2OO1 : Ma pelle a disparu !

Novembre 2OO1 : Une autre pelle, similaire, la remplace !

Mars 2OO3 : Trois carreaux cassés.

Novembre 2003 : La pelle s’est de nouveau envolée. Normal, c’est « la pelle de la forêt »… Quelqu’un a remplacé les carreaux.

Novembre 2003 : J’ai de la compagnie ! Une magnifique souris beige se manifeste par des d’intempestifs grattages et grignotages… je l’ai entre-aperçue à côté de la cheminée. J’ai maintenant pour habitude de nourrir ce « petit esprit du lieu » et ne manque jamais de lui laisser un morceau de pain, une pomme ou quelques friandises !

Décembre 2003 : Quand j’entre dans le refuge, une surprise m’attend. Bien sûr, il y a toujours quelques ordures et/ou bouteilles qui traînent, pas de quoi s’affoler. Mais cette fois, voici du nouveau : les murs sont entièrement couverts de textes, dessins et graffitis qui rivalisent de stupidité ou d’obscénité. Que vient faire au beau milieu de tout cela un poème de Mère Théresa, que semble illustrer un naïf dessin de plant de cannabis, juste à côté d’une pub pour l’O.M. ? Fort heureusement « quelqu’un » aura la bonne idée de badigeonner généreusement de peinture blanche tous ces épanchements charbonneux, redonnant aux murs une nouvelle virginité !

Décembre 2003, suite. J’écris dans les branches d’un arbre. J’entends par-là… Imaginez ma feuille blanche posée sur la table de bois un peu bancale du refuge, sur laquelle j’ai disposé (Noël oblige) de généreuses branches d’épicéa touffues. Deux pommes rouges sur fond vert, voici pour les boules. La lueur des bougies génère une ombre griffue qui envahit mon espace scriptural de graphismes chinois insolents du plus bel effet qui, concurrençant mon écriture, me découragent d’aller plus avant. En guise de consolation, à portée de ma main, mon quart en alu détient la fraîcheur d’une bière mousseuse, que je déguste alors, l’air rêveur, tout en croquant le salé-sucré de quelques pistaches cagneuses dont les coques iront - chichement certes- nourrir le feu !

Le feu. Voici qu’à présent il capte toute mon attention et m’emporte dans sa magie-fascination…. Les flammes, amazones bondissantes sur leurs chevaux rouges aux reflets bleus, bondissent sur les bûches noires aux reflets d’argent… Et l’on entend le grondement de leur galop et les mille claquements secs de leurs fouets… Comme argile durcie au soleil, le bois crevassé éclate en plaques vacillantes, ondoyantes, bordées de fines guirlandes clignotantes. Le feu, Stromboli domestique confiné entre trois murs, effondre sa lave craquante en projetant brusquement de mini-bombes volcaniques qui, si l’on n’y prend garde, laisseront de petits souvenirs-tatouages indélébiles sur les vêtements…
Ah ! Cette nuit, Dame souris a fait un raffut de tous les diables et m’a réveillée à plusieurs reprises. J’en ai profité pour faire une mini promenade dans la nuit claire et glaciale pour admirer la pleine lune, avant de vite retrouver la chaleur de mon sac de couchage et de me rendormir… avec des boules Quies !

Mars 2004 : A présent la cabane porte un nom, nous l’avons baptisée « Chez Dersou », à cause du film de Kurozawa. Aujourd’hui, Il fait gris et froid. Béatement installée devant l’âtre qui dispense sa bonne chaleur, je prends le café en bonne compagnie, quand soudain des voix nous font sursauter… Deux randonneurs font irruption dans le refuge. L’un d’entre eux, grand, athlétique, équipé comme pour la haute montagne, semble descendre du Mont Blanc. Ouvrant la porte et voyant mon ami il s’écrie « Ah mon gaillard ! Je te retrouve ! Alors c’est quand que tu me l’envoies ma photo ! » Plusieurs mois auparavant, mon ami avait rencontré par hasard et photographié ce personnage pittoresque au Hohneck, alors qu’il randonnait seul et se reposait. Le même hasard les fait se retrouver ici pour un amical « règlement de comptes » Il est 11 heures du matin, et nos deux visiteurs qui viennent d’avaler une bonne trentaine de kilomètres, engloutissent maintenant un repas copieux agrémenté de plaisanteries et d’éclats de rires !

Avril 2004 : J’épingle cette affiche au mur du refuge, que je retrouverai en partie brûlée quelques temps plus tard :

Savez-vous qu’il accueille deux catégories de visiteurs ?

Catégorie 1

Ceux qui l’aiment, heureusement les plus nombreux, le laissent propre, l’entretiennent, le réparent et y apportent des améliorations.
Catégorie 2

Ceux qui en profitent, (se chauffent avec le bois que la catégorie 1 a pris la peine de stocker) puis le quittent en le laissant en piteux état, plein d’ordures ou de graffitis.

Rappel : les cannettes de bière ne brûlent pas, pas plus que les cuillers, couteaux ou fourchettes, si ces ustensiles ne sont plus dans la cheminée, c’est que la catégorie 1 a pris la peine de les enlever. Par contre, les capsules et les mégots brûlent, alors inutile de les laisser traîner par terre.

Si la première catégorie de visiteurs n’existait pas, ce refuge n’existerait plus non plus, ainsi que la plupart des refuges des Vosges.

Visiteurs 2, faites un effort de civisme, n’écrivez pas sur les murs et emportez vos déchets.

(Dans le cas contraire, votre vie future risque fort de ressembler à ce que vous laissez derrière vous : un tas d’ordures).

Juin 2004 : Evidemment, comme je m’y attendais, ils ont brûlé mes affiches. De plus, ils n’ont pas hésité à me prouver qu’ils se fichaient pas mal de mes commentaires, en jetant comme de coutume leurs canettes de bière dans le feu, ainsi que quelques couteaux et fourchettes, voici une façon originale de faire la vaisselle… D’autres canettes et boissons à la Vodka batifolent à proximité du chalet, certainement plus heureuses de vivre que dans un récupérateur-verre. Il fallait y penser. Sur une vitre, un dessin grossier représentant un fumeur de joint me nargue. Je l’avais effacé lors d’une précédente visite, mais il est revenu. Que faire ? Rien , sinon nettoyer et nettoyer encore derrière ces sots … Désordre et saleté identiques dans un autre chalet à quelques kilomètres de celui-ci : mêmes paquets de chips et de bonbons, mêmes boissons, pochette de papier nécessaire à la fumette. Age moyen estimé des fauteurs de troubles : entre 13 et 17 ans.

Août 2004 : Cette fois c’en est trop. La porte de la cabane s’ouvre de nouveau sur un spectacle affligeant. Constat :
- Cinq vitres cassées
- Montagne de cendres dans la cheminée, couronnées des éternelles canettes explosées.
- Nombreuses bouteilles d’alcool éparpillées dans la forêt
- Un bon morceau d’un banc a été arraché, très certainement pour servir d’allume-feu.
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Messages

  • Il faut les cacher ses merveilles....

    Pour infos je n’aie pas le mot "jeune" trop utilisé par la TV. On ne parle pas de "vieux". Mais je comprend la fureur de l’auteure.

    • oui, c’et vrai, Jessica, vous avez parfaitement raison de souligner que le mot "jeunes" trop souvent employé péjorativement. J’ai appris depuis, quand je parle du vandalisme dans les chalets, à dire : "jeunes et moins jeunes"... Car j’ai vu à l’oeuvre, personnellement, un groupe de personnes de 25 à 50 ans, qui avaient des conduites fort grossières, en forêt et dans un refuge en particulier (pas celui de la photo). Il ne faut jamais coller d’étiquette à qui que ce soit !
      amicalement, MS

  • Bonjour, je viens d’arriver à cette histoire de cabane par hasard sur ce site inconnu (de moi) jusqu’ici.
    D’abord, merci de ce texte. C’est fort bien écrit, c’est passionnant, très bien raconté.
    Alors que la répétition (des dégradations / réparations) pourrait sembler fastidieuse, elle devient moteur d’un suspense, on est pris -et admiratif-par votre calme obstiné face aux virées iconoclastes. On se prend d’affection pour cette cabane-personnage de votre récit.
    Ca, c’est l’écriture (et ça m’intéresse).

    L’autre façon de prendre ce récit engendre moins d’enthousiasme evidemment. C’est triste. C’est un constat de société.

    Il y a quelques années dans le Vercors, au dessus de Chatillon-en-Diois,
    j’ai vu des tags bombés sur des rochers à l’arrivée d’une ballade qui consiste en une montée de 1200m de dénivelé par un petit sentier très très raide. Aucune route ne va là-haut. C’est un Parc National, hyper-réglementé. Il y a donc quelqu’un qui est monté avec des bombes de peinture dans son sac (alors qu’on pense plutôt à s’alléger) bien déterminé à ce qu’il allait faire dans un "sanctuaire".
    La bêtise est apparemment sans imites.

    PS. Je connais bien le coin dont vous parlez poura avoir habité une quinzaine d’années à Strasbourg :=) Belle région ! Amitiés.

    Voir en ligne : hello

    • Bonjour « hellohlala »

      Merci pour votre commentaire très intéressant, et votre site que je viens de visiter... J’ai adoré l’histoire du dentiste (le plaisir dans la douleur) !
      A propos du vandalisme : oui, le vandalisme est un vrai problème de société, que je rencontre régulièrement dans le massif des Vosges, étant très souvent sur le terrain. Quelques réflexions personnelles sur ce sujet :

      Vous parlez des tags sur les rochers dans le Vercors. Vous dites : "C’est un Parc National, hyper-réglementé".

      Différentes catégories de personnes, pour différentes raisons, arpentent le terrain, du Vercors, des Vosges, ou autre :

      -  les randonneurs et/ou photographes, admiratifs et respectueux de la nature sauvage, comme moi,
      -  Les naturalistes, qui oeuvrent pour la protection de la faune et de la flore,
      -  Les chasseurs,
      -  Les chercheurs de champignons ou autres plantes,
      -  Les vététistes, cavaliers et autres grimpeurs de rochers.
      -  Les fêtards qui cherchent l’isolement pour boire et fumer…

      Ces personnes ne font pas toujours très bon ménage…

      Dans le parc naturel régional les Vosges du Nord, par exemple, il semble y avoir des problèmes de ce genre.
      En règle générale, l’hyper-règlementation des sites naturels, en raison de la protection de la faune, de la flore etc., n’est pas toujours bien vécue.
      l’interdiction pure et simple TOUTE L’ANNEE de bon nombre de sites, parmi les plus grandioses, les plus remarquables : interdit de pénétrer, interdit de stationner, interdit de marcher, interdit de faire du feu, interdit de camper etc. exaspère bon nombre de passionnés de nature et de rochers. Ils se heurtent sans cesse à des panneaux d’interdiction défigurant le paysage, ou placardés, cloués sur les rochers, cependant que le paysage audio-visuel nous bombarde de scènes de nature sauvage idylliques…

      En Allemagne, dans le Palatinat, les sites rocheux sont réglementés une partie de l’année, pour la protection de la faune et de la flore, le reste du temps on peut y accéder. OK. Cela est juste et bon. Cela semble fonctionner.

      La ville est remplie de milliers de panneaux d’interdictions. A l’origine, la nature était là pour le délassement des citadins épuisés et stressés.
      Or, de plus en plus, la nature est également farcie de panneaux d’interdiction… Les « terrains d’aventure sauvages » dont l’homme a besoin, se rétrécissent de plus en plus… Y a-t-il trop d’êtres humains ? Sans doute…
      De plus, sur le terrain des Vosges, du nord au sud, on se heurte régulièrement à des chasseurs qui s’octroient le droit d’être, eux, sur le terrain, et d’apostropher, voire de menacer les randonneurs.
      C’est un fait que j’ai observé personnellement, de nombreuses fois sur le terrain.
      Le chasseur est là, l’arme à la main, qui vous dit sèchement : « Vous dérangez le gibier », alors que nous passons innocemment sur des sentiers balisés !

      Nous n’irons évidemment JAMAIS jusqu’à tagger ou détruire la nature, nous l’aimons, l’admirons et la respectons bien trop pour cela ! Nous n’irons pas non plus vandaliser quoi que ce soit ! Nous appartenons à une génération à laquelle on a appris le respect de la nature et du bien d’autrui.

      Mais pour ma part, dans ces circonstances, je peux peut-être comprendre que des personnes innocentes, jeunes ou moins jeunes, ayant un peu le sang chaud, ayant subi de telles humiliations sur ce type de terrain aient l’idée de « se venger » bêtement par des tags ou du vandalisme… De plus, a plupart des jeunes gens d’aujourd’hui ont été gâtés et n’ont pas eu l’habitude qu’on leur refuse quoi que ce soit.

      Sans vouloir défendre aucunement les vandales du Vercors, ni ceux des Vosges, je me dis : « si ils ont fait cela, il y a bien une raison ? ».

      Bien à vous !

    • Bonjour Martine,

      On peut se demander encore et j’ai bien peur qu’on ait à le faire de plus en plus (nous sommes de plus en plus nombreux) pourquoi certains individus n’acceptent pas –euphémisme- le b-a-ba des règles qui devraient régir la vie en société.

      Vous avez raison quand vous pointez les catégories de personnes qui vont et viennent dans la nature. Et j’ai les mêmes problèmes que vous avec les chasseurs, qui d’ailleurs ne sont pas souvent si bien vus que ça dans les petits villages –la chasse à partir d’un convoi de véhicules 4 x 4 comme ils le font en dégoûte plus d’un.

      Je suis randonneur comme beaucoup, par goût, parce que j’y trouve un grand plaisir. Une sérénité. Une forme d’équilibre qui compense la part de vie citadine. Parce que j’en ai besoin.

      Je ne pense pas comme vous que quelques panneaux d’interdictions rencontrés au cours d’une ballade soient suffisants pour générer une forme de rejet (de l’autorité ?) qui se traduirait par les bris de glace, les cendres, mégots et cadavres de bouteilles alcoolisées de la Cabane Dersou (formidable ce nom ! Bravo !)

      Je crois, plus globalement que les notions conjuguées de propriété / utilisation et appropriation / accessibilité facile / respect des droits d’autrui / n’est plus aussi évidente – et donc évidemment aux jeunes générations- qu’il y a quelques décades. (A ce propos, et surtout sans en faire une règle, je n’aurai pas les pudeurs de Jessica. Ce qu’on a appelé les “émeutes “ des banlieues d’il y a un an n’étaient pas le fait de gens du troisième âge à ce que je sache).

      Le quotidien “Le Monde“ daté 18-19 nov. (samedi dernier), titre “Internet ou la liberté de se goinfrer“ une interview du chanteur Jean-Louis Murat à propos du téléchargement de musique, qui oppose les sociétés productrices et les internautes. Pourquoi payer un CD (et des droits d’auteurs aux artistes musiciens) alors qu’ internet permet de télécharger gratuitement ?

      Je pense qu’il y a un manque de réflexion, voire “d’éducation“, de prise de conscience politique (les grands mots sont lâchés), à propos d’une cabane dans les Vosges comme dans la vie urbaine ou sur le net. Je crois que cela n’est pas nouveau mais s’est fortement accentué.

      Je suis comme vous (comme Dersou :=). Utilisateur de refuges à l’occasion, j’aime que mon passage ne laisse pas de trace parce que je sais qu’un autre passera par là.

      Et à propos des Parcs Nationaux : jamais, au grand jamais on ne rencontre le moindre panneau d’interdiction dans un Parc National. Sauf aux entrées des Parcs, un règlement succin et à juste titre assez draconien (pas de feu, pas d’edelweiss cueilli, etc.) On peut y croiser des gardes (à cheval), c’est assez rare. Le problème des Parcs Nationaux est autre : des gens y habitent et travaillent, or vouloir garder en l’état naturel un territoire avec des humains est difficilement possible ! (récents problèmes du P.N. des Cévennes pour la réfection d’un village en ruines, du P.N. du Mercantour où l’Etat a autorisé l’abattage de loups sous la pression des bergers, alors que la loi et leur charte l’interdit.
      Mais c’est un autre problème…
      Bien à vous et vous remerciant de votre temps accordé.

      Voir en ligne : http://lesecritsbouillis.hautetfort.com/

  • Bonjour
    Ayant découvert tout à fait par hasard il n’y a pas très longtemps d’ailleurs l’existence de la cabane Dersou, je m’intéressé beaucoup à son histoire et par la même occasion aussi un peu à votre histoire Martine. Je reviens donc régulièrement consulter les articles que vous écrivez sur ce sujet. Ils sont très intéressants. J’en découvre des nouveaux à chaque visite sur internet. Je trouves cet endroit très beau et j’ai commencé à prendre des photos. L’une d’elles occupe déjà le fond d’écran de mon ordinateur. C’est un endroit à garder secret ou a ne révéler qu’à des personnes de confiance pour éviter que trop de gens indélicats y mettent les pieds et par la même occasion leurs déchets en tous genre.Trop d’endroits magnifiques sont souillés par les saletés de quelques barbares. J’y suis passé le 22 novembre à cette petite cabane, l’endroit était propre. Bon c’est vrai que le temps étant mauvais, il pleuvait bien entendu, les fêtards préfèrent peut être se réunir dans des endroits plus chauds et confortables. Je vais surveiller çà de près. Je vais régulièrement me promener dans le massif Vosgien avec mon chien et mon appareil photo,surtout qu’en habitant à S........g, j’y suis assez rapidement. Encore toutes mes félicitations pour vos articles qui réflètent votre passion.

    • Bonjour Philippe, nous habitons la même ville sans doute ?
      Je reviens juste de la cabane Dersou, tout était impeccable :
      Cela fait plus de dix ans que je la fréquente, je dois dire que, est-ce le fait d’en parler, sans dire où c’est ?, mais dans l’ensemble, ça va plutôt mieux qu’avant au niveau des ordures abandonnées. De fidèles amis et le club Vosgien de Schirmeck, que j’ai d’ailleurs vu aujourd’hui, m’aident à veiller sur ce petit coin de paradis, font des réparations et de l’entretien.J’ai fait pas mal de photos aujourd’hui, d’ambiance, elles feront très certainement l’objet d’un nouvel article sur mon site. amicalement, Ms

      Voir en ligne : http://www.martineschnoering.com/

    • Bonjour Martine. Pour répondre à votre question, je confirme que nous habitons dans la même ville. D’ailleurs vous trouverez sur mon modeste blog créé il y a seulement quelques jours un indice à ce sujet.Je me suis permis d’y mettre un lien pour votre blog qui mérite d’être connu. Les articles sont très intéressants. Bonne journée à vous.

      Voir en ligne : http://mes-photos-57400.over-blog.com